Le Livre bleu

Préliminaire

Nous vivons, effectivement, dans une époque où il semble que les idéologies s’éteignent (où les idéologies semblent s’éteindre). La « fin des idéologies » ; c’est ainsi que l’ont appelé plusieurs académiciens notre époque.

Le phénomène acquiert de plus grandes proportions aux Amériques, en particulier au Venezuela, où la grande partie des partis politiques, qui ont émergé parallèlement au processus d’industrialisation, ont dérivé en organisations de conduite populiste totalement dépourvues de contenu idéologique.
D’autre part, on trouve, de façon persistante, une tendance chez nos penseurs contemporains de trouver des modèles d’ailleurs et d’essayer de les implémenter dans nos sociétés.
Alors que, nos peuples s’éloignent de plus en plus de leurs racines historiques, là où l’on retrouve indubitablement les clés pour décoder la terrible énigme qui nous tient dans un va-et-vient à travers les abîmes de l’histoire, et ce déjà aux portes du XXIe siècle.


Les idéologies sont des aides de navigation pour sillonner le temps et l’espace ; ils donnent des directions précises aux sociétés et aux nations.

Et c’est précisément dans ce cadre de manque d’idéologie, et avec l’objectif de trouver des ressources valides pour que notre peuple avance dans la sinueuse et complexe carte de l’avenir, que nous avons osé invoquer un modèle idéologique autochtone et enraciné dans la plus grande profondeur de notre origine et dans le subconscient historique de notre identité nationale.


Dans le noyau de la pensée de don Simon Rodriguez, on trouve la semelle d’un projet de société basé sur l’éducation du peuple et la créativité. Simon Rodriguez conçoit l’idée concrète de la République et meule les formes de l’État national et les lignes géo-historiques de sa projection dans le temps.

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Hugo Chavez Frias


"La fin des idéologies; c’est ainsi que l’ont appelé plusieurs académiciens notre époque"